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« la Porte des Orients Perdus » de Maurice Gouiran

Edtions Jigal 14 €

De Jean-Claude Izzo lisez « Total Khéops », « Chourmo »...




Polar et la manière.



Retiens bien ce nom, Petit : Maurice Gouiran... A la mort prématurée de Jean -Claude IZZO, le 26 janvier 2000, beaucoup d'entre nous ont pleuré. Un homme de bien, un auteur très particulier, fan de Chichourle ! Qui remplacera Jean -Claude ? Té, personne ! Mais quelqu'un a ramassé le flambeau déposé délicatement aux pieds de la Bonne Mère, et du Panier à l'Estaque, du Bar des Maraîchers au Beau Bar, il n'y a que quelques jaunes et une kyrielle de potes déjantés. Maurice Gouiran, le flambeau, il se le tient avec respect, il n'imite pas trop, il reste lui-même dans l'hommage.

Il faut lire «  la Porte des Orients Perdus » pour comprendre que Marseille c'est un point de départ, un point d'arrivée, un point de non – retour. La foule cosmopolite qui débarque chaque jour pour apprendre la pétanque et l'usage modéré de l'eau fraîche avé l'assent de Marius cache parfois de lourds secrets dans des boîtes de bois perdues au fond des docks déserts. C'est du monde entier qu'arrivent les dangers naturels et surnaturels... Et il faut bien que quelqu'un conte ce Marseille – là le soir autour de l'apéro du côté de Niolon.

Clovis, qu'il s'appelle, le journaleux retiré dans les collines avec ses chèvres. Prendre ce livre dans ton sac à dos, Petit, c'est partir quand tu veux au bout de la France et du monde. Essaie.


Annie DAVID



Reproduction interdite sauf autorisation

Article paru dans La Charente Libre du 16 juillet 2004