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« Parole de rêveur »

de Claude Villers

Ed. Le Pré aux Clercs 16,90 €

Villers, tu exagères !

A soixante ans, Claude Villers a peur d'être vieux. Alors il tire sa révérence à ses auditeurs de France Inter cette année, le 27 juin 2004, après quarante années de loyaux services et de flagrants délires. Vous connaissez la tour centrale de la Maison de la Radio, qui contient les archives et les antennes satellitaires de Radio France ? C'était Villers . Il s'en va, elle tremble et on a dû l'évacuer. Si, si. Plus sérieusement, si l'on peut dire en parlant de ce « serial joker », la vie paraît trop courte à ce grand amoureux de la vie, intronisé compagnon de maintes confréries , dans tout ce qui peut se boire, se manger, se fumer sur cette terre et surtout dans l'hexagone chéri... Une maison l'attend au milieu des vignes, dit-il.

Il va nous manquer, ce découvreur de talents et de merveilles , ce comédien polymorphe, cet adorateur de la mer au long cours et des côtes de Graves. Qui , maintenant , pour nous écrire « du plus lointain de ses rêves », pour juger l'absurdité du monde en « Tribunal des Flagrants Délires » , assis sur son siège de « Massif Central », en « Robe Austère de la Justice » avec Desproges...

Qui pour se faire le tour des Etats Unis en train ou le tour des belles (îles) polynésiennes aux frais de la princesse ?

Claude Villers s'en va, et avant de partir, il nous livre ce vingtième tour de globe. Celui de sa vie, qui ressemble au Who's Who en plus noble. Il y est question d'amitié, d'amour, de félonie, de résistance et de grosse rigolade. Consolons-nous, le mot « retraite » lui va comme la soutane de l'enfant de choeur qu'il fut dans le Ch'Nord : çà n'aura qu'un temps !

A bientôt au bout du monde...


Annie DAVID


Reproduction Interdite sauf autorisation

CRITIQUE parue dans le journal « La Charente Libre » du 19 juin 2004