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« Heures d’été »

d’Arnaud Castera

Ed. Robert Laffont 12 €



Dis-moi les vacances...


Dis, Arnaud, c’est quoi les vacances ? Est-ce vraiment le paradis ? A quoi ressemble une plage les yeux fermés ? Une ville traversée ? Un journal français lu à l’étranger jusqu’à la dernière goutte ? A quoi te fait penser le mot « vacances » ?

«Les heures d’été », d’Arnaud Castera, c’est un petit poème en prose doux-amer, quelques coquillages irisés ou usés disposés en chemins sur le sable corrosif de notre mémoire. Des chemins qui nous entraînent en peu de mots dans nos années de bonheur et d’ennui. Vacances familiales aux immuables repères – je pense ici à Philippe Delerm dont la famille s’arrêtait immanquablement à « La Toque Blanche » à Ruffec en descendant chaque été au pays, plus au Sud, celui du bonheur rêvé – retour sur soi, cocons, chrysalides, papillons.

Etés qui rythment et ne riment à rien, étés de n’importe quoi et d’imagination débridée…

Rares sont ceux qui ne se reconnaîtront pas dans les souvenirs de vacances d’Arnaud Castera. Qui ne s’y retrouvera pas, naïf, vantard, tendre, inspiré, amoureux ? De la glace qui dégouline à la voiture –qui-fait-paratonnerre , du minibar interdit aux seins de Claire Chazal en couverture des magazines, ces souvenirs de vacances ont construit un auteur sensible, doucement mordant et délibérément impressionniste.

Petit bouquin, glisse-toi dans les sacs en paille et prend le parfum de monoï, tu feras ainsi partie de nos bons souvenirs d’été.


Annie DAVID



REPRODUCTION INTERDITE

ARTICLE PARU DANS LA CHARENTE LIBRE DU 24 JUIN 2006