HOME PAGE









« Les sentiers délicats » d'Eric Holder

Editions Le Dilettante 13,50 €






HONGROISE

D'Eric HOLDER - Editions FLAMMARION  15 euros











L'HISTOIRE DE CHIRAC d'Eric HOLDER

Editions FLAMMARION - 15 euros








Sur cette page 3 livres d'Eric HOLDER...



« La sauvagerie, quoi. »


Ah, la terre...la terre aux souliers, la terre ronde que l'on voudrait étreindre, parcourir, embrasser, mourir et recommencer à respirer ! La terre est à Eric Holder raison et plaisir, souffrance et inspiration.

Il a dû connaître la route, cet homme-là, celle de 68 inspirée par Kerouac , qui mena certains se perdre à Katmandou dans les vapeurs de l'absolue déraison, et vit d'autres revenir bredouilles du Larzac ou de St Remy de Provence. J'ai connu les mêmes champs de melons, les mêmes fortunes de terre avec mon sac à dos kaki, mon jean éternel et ma casserole...Encore une fois je suis cueillie au ras des pâquerettes par Holder, qu'il rencontre , qu'il embrasse des destins de hasard, qu'il épie la bêtise condescendante ou fonde dans des bras inespérés... 

« C'est un beau roman, c'est une belle histoire » que ce recueil de nouvelles de l'autre homme aux semelles de vent qui se perd d'amour puis s'enfuit de Charleville-Mézières parce qu'on ne trahit pas un clown, qui fricote avec la « Haute » au volant d'une Alfa Romeo rouge, qui...

Si t'as été à Tahiti, t'as pas pu y'aller à vélo. Forcément, tu y as laissé un peu de toi, et tu as rapporté , à la place de tes certitudes, une fragilité créatrice , une abondance visionnaire, des larmes et de l'espoir.

Bougez jeunesse, aimez-vous, refaites le monde. Ecrivez , bloggez, chantez la route et lisez Holder. Un pur talent. Un roi des cinq sens , un zinzin d'Epicure, mais toujours en finesse et poésie. Court, plein d'interstices où reposer son âme, violent et tendre. « La sauvagerie, quoi. »


Annie DAVID



BORDEAUX-sur-DANUBE



Rendu célèbre par une chanson de Vincent DELERM, parce que son nom rime avec « poster », Eric HOLDER mérite d'être chanté, c'est sûr. « Hongroise », pour moi, c'est…une polonaise. Du Chopin. Une musique profonde, légère, têtue.

Deux hommes parcourent les champs. Ils avaient à se rencontrer , à se passer un témoin utile à chacun d'eux. Pour Claude, c'est son histoire qui doit vivre après lui. Pour le narrateur, écrivain, c'est un devoir d'amitié  autant qu'un devoir littéraire impérieux.

Claude était médecin à BORDEAUX  dans les années 60, « Tout pour être heureux » selon l'expression consacrée des milieux bourgeois. Mais voilà : il rencontre Véra, Ibolya, Viktor et la Nostalgie Hongroise toute entière envahit sa vie. L'amour, le mystère, le désespoir le guident. Il quitte tout pour Véra. Après, le déluge.

Sous la pluie, devant la cheminée, il lui restera à la faire revivre pour son ami écrivain. Et la plume d'Eric Holder, c'est une plume. Légère, avec des pleins et des déliés . Musicale, avec des parties andante, allegro, scherzo. Une histoire, une plume, et voilà un livre, un vrai. Emportez-le sur votre île déserte.


Annie DAVID






LES DESSOUS DE CHIRAC



Cher Monsieur HOLDER,


Vous n'êtes pas un paroissien de tout repos. Vous louer un gîte, c'est s'exposer à voir des nains partout , apparus de nuit par une porte dérobée : des nains muets qui parlent … ?

Vous laisser parcourir la campagne, c'est apprendre à la regarder avec amour. Penser à l'amour, c'est le faire. Le faire, c'est bien, en rêver aussi. Dans ce village de Lozère où vous avez fureté en quête de matière visible ou invisible, on doit se poser plein de questions. Essayer de deviner qui vous a servi de modèle pour Ari , Julia, ou Stefani…  « Tu fumes et je plane » dans tous les coins , çà a bien plu à votre éditeur : le très  goncourable  Frédéric BEIGBEDER. A lui la Tour Infernale, à vous les paradis agrestes aux pieds du Truc. Chacun chez soi et les femmes seront bien gardées.

Bien sûr, parfois je n'ai strictement rien compris , mais pour moi l'intrigue n'était pas essentielle : vous n'êtes pas encore un romancier noir, quoi que vous fassiez. Votre goût pour l'intrigue  cède toujours le pas à votre sens poétique, et vos propos graveleux à l'humour érotique.

Après « Hongroise », voici un autre style de vie, mais toujours une grande liberté. Toujours de l'amitié, toujours des femmes…Je suis curieuse de voir où vous nous emmenez.


Annie DAVID